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La puissance de l’acceptation

La puissance de l’acceptation est l’outil le plus simple pour se libérer émotionnellement ou mentalement.

Je reprends ici la définition de Christophe André, très éclairante :

« Accepter n’est pas se dire “c’est bien”, mais “c’est là”. Ce n’est pas se réjouir que l’injustice, la violence ou la maladie existent, mais les regarder en face, constater leur existence. En ce sens, l’acceptation est un préalable à toute forme d’action lucide et efficace. La première étape d’un processus d’insertion dans le réel et d’action sur lui. »

Accepter mes limites, ma vulnérabilité

D’après la définition même du mot, la vulnérabilité désigne « ce qui peut être blessé, atteint ».

Accepter d’être vulnérable revient à accepter de se laisser toucher par la vie.

« Il ne s’agit pas de demeurer dans la complainte perpétuelle ni de se victimiser, mais de reconnaître que ce qui me fait mal me fait mal. Ce qui m’atteint m’atteint. C’est une posture humble et modeste où je ne joue plus mon personnage social, mais j’ose me montrer dans ma vérité nue d’être humain. »

Refuser ma vulnérabilité, c’est refuser de vivre.

Plus je me sens vulnérable sur mes faiblesses, et plus je veux les cacher, les protéger. En ajoutant armure et masques, pour éviter d’être touché, je deviens froid et agressif, comme le métal de l’armure que je porte.

En portant ce masque, je ne suis plus moi-même, je ne suis plus humain, mais je deviens un soldat, menaçant et menacé, donc j’attire des menaces.

Accepter, dévoiler, assumer mes vulnérabilités, c’est être moi-même, authentique – être humain. Paradoxalement, comme toujours, accepter ma vulnérabilité, c’est devenir invulnérable. Je n’ai pas de faiblesse à cacher dans l’ombre, car je les assume à la lumière.

Le refus de mes limites, de ma vulnérabilité est très énergivore. Ce refus alimente à la fois une guerre intérieure contre moi-même faite d’autocritique et d’auto-dévalorisation ; et à la fois mon masque et mon armure, pour une guerre d’apparence à l’extérieur.

Accepter le positif, comme le négatif

Un comportement est véritablement vécu dans l’harmonie lorsque nous nous donnons le droit d’en vivre tant l’aspect positif que l’aspect négatif.

Nous accepter dans notre totalité veut dire que nous nous permettons d’être ce que nous ne voulons pas être, qu’il est possible que l’autre n’aime pas notre façon d’agir et se sente blessé à cause de notre comportement, mais que c’est ainsi pour le moment.

L’acceptation totale, dans la dualité passe par l’acceptation des deux pôles : positif et négatif.

Ainsi, « on ne peut pas devenir ce qu’on veut être tant et aussi longtemps qu’on n’a pas accepté ce qu’on ne veut pas être. »

Nous devons nous donner le droit – ainsi qu’aux autres – d’être humain et accepter nos limites et nos blessures non encore guéries. Nous donner le droit de « PEUT-ÊTRE » blesser une autre personne en écoutant nos propres besoins.

La puissance de l’acceptation, par-delà les mots

Accepter, ce n’est pas se dire mentalement, ou à voix haute, je l’accepte, en essayant de se convaincre.

Mais c’est plus profond, c’est tout notre corps, toutes nos cellules qui doivent se mettre à jour et vibrer l’acceptation. Pour cela, il faut de la détermination, de la répétition, encore et encore, ressentir l’acceptation dans tout son être, jusqu’au jour, où la charge de la douleur émotionnelle sera entièrement canalisée, et on aura l’impression de même plus avoir vécu cette expérience.

Discernement – Accepter n’est pas se résigner

Ce n’est pas parce que nous acceptons une situation que nous devons nous laisser faire, que nous devons rester passifs. Sachons faire la différence entre accepter, se résigner et se soumettre. Pour ce faire, il faut porter attention au ressenti. Notre intuition nous donnera l’information si nous devons combattre, tenir bon, ou lâcher-prise. Voilà pourquoi il est capital de développer son écoute intérieure. On accepte une situation, pour ensuite se positionner par rapport à celle-ci.


Inrees n°44 – Miracles, ces éveils qui guérissent.

Je reprend dans cet article la sagesse du formidable livre de Lise Bourbeau – La puissance de l’acceptation.

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