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Guérison

Se libérer de l’illusion

La désillusion, c’est se libérer de l’illusion.

La fuite de l’illusion

L’imagination est un outil formidable, qui comme toute chose peut nous servir ou nous desservir. En somme, le mental peut nous hypnotiser dans le but de fuir certaines douleurs.

Ainsi, en s’inventant des scénarios meilleurs pour plus tard, nous pouvons entrer dans un déni de la réalité présente, à entrer dans la victimisation plutôt que dans notre propre responsabilité, ou encore à attendre à miracle ad vitam æternam.

L’ignorance, la souffrance, l’ennui, l’attente, le conditionnement, la peur et la projection font le terreau des illusions.

Se perdre dans son illusion, dans sa croyance, c’est comme être au cinéma, regarder un film, être tellement identifié au personnage et à l’histoire, qu’on en oublie qui l’on est, et le monde extérieur. C’est agréable, mais à la fin du film, on revient là où l’on était.

De l’éveil au réveil

La Réalité, la désillusion, la défaite de l’illusion, ou le confort de l’illusion, tel est le choix.

Le réveil n’est jamais le moment le plus agréable, encore moins lorsqu’on n’a pas très bien dormi. Alors que le sommeil est agréable, il n’y a pas d’effort à faire.

Il y a dans l’illusion du confort, et dans la désillusion de l’inconfort. Se réveiller nécessite, souvent, de prendre son courage à deux mains afin de voir ce que l’on ne veut pas voir, de l’acceptation.

De la même manière que les prisonniers dans l’allégorie de la Caverne de Platon, qui sont tentés de faire demi-tour, pour retrouver une réalité familière et confortable, sortir de l’illusion passe aussi par accepter la peur de l’inconnu.

Une illusion solide qui prend fin passe ensuite par les cinq étapes du deuil, comme celle du réveil :
– le déni : « c’est impossible qu’il soit déjà huit heures »,
– la colère,
– le marchandage : « gagner cinq minutes avec la touche snooze »,
– la dépression : (-_-)
– et l’acceptation : « bon aller, je me lève. »

Comment éviter alors de nous illusionner ?

En évitant les projections, les attentes sur la vie, sur les autres, sur la société. Les attentes ne sont valables que lorsqu’il y a eu une entente claire entre les deux parties.

Mais l’antidote principale de l’illusion est bien sûr, la connaissance (au sens d’expérimenter). En cela, Bouddha et Platon se rejoignent, nous sommes prisonniers de l’ignorance, et nous nous délivrons à la lumière de la vérité, de la connaissance.


– Oracle de la Voie du Milieu « Carte 38 – Illusion »
– Article « Se libérer du conditionnement négatif »
– Wikipédia « Modèle de Kübler-Ross »

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