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L'Ego

Blessures émotionnelles et croyances

Nos blessures définissent notre système de croyances

Comme un fleuve à plusieurs affluents, une blessure émotionnelle a plusieurs croyances qui l’alimentent.

Nos blessures filtrent notre vision de la « réalité ».

Mettre en conscience ces croyances, permet de couper l’alimentation en énergie de nos blessures émotionnelles et de retrouver notre authenticité, notre Être.

L’association entre la souffrance émotionnelle et les croyances, est fascinante, car elle nous arrive à adopter le comportement inverse de notre épanouissement. Nos comportements sont dictés par la peur de revivre nos blessures.

Je donne ici, quelques exemples de croyances d’association entre la blessure et nos comportements, tiré des formidables livres de Lise Bourbeau.

Croyances de la blessure émotionnelle du Rejet

La peur du rejet mène à la fuite.

Croyance « Non = Rejet » : Ce n’est pas parce que la Vie ou des relations, nous disent non, que la Vie ou ces relations nous rejette.

Croyance « Être aimé = Être étouffé » : Du fait du corps fragile, la mère a tendance à le surprotéger. Pour celui-ci, être aimé devient donc “être étouffé”. Plus tard, sa réaction sera donc de rejeter ou de fuir lorsque quelqu’un l’aimera, car il aura encore peur de cet étouffement. Un enfant surprotégé se sent rejeté parce qu’il sent qu’il n’est pas accepté pour ce qu’il est.

Croyance « Être dérangeant = Être rejeté par la ou les personnes qu’il importune ou qu’il croit tracasser » : Le Fuyant sait ce qu’il veut mais il n’ose pas le demander, croyant que ce n’est pas assez important pour déranger l’autre.

Croyances « Être imparfait = Être rejeté », « Être jugé, critiqué = Être rejeté » : Une autre caractéristique du Fuyant est de rechercher la perfection dans tout ce qu’il fait, car il croit que s’il fait une erreur, il sera jugé. Pour lui, être jugé équivaut à être rejeté. Comme il ne croit pas à la perfection de son être, il se reprend en essayant d’atteindre la perfection dans ce qu’il fait.

Croyance « Ne pas être intéressant = Être rejeté » : Lorsqu’il parle et que quelqu’un lui coupe la parole, sa réaction immédiate est de penser qu’il n’est pas important et il arrête habituellement de parler. Une personne qui n’a pas la blessure du rejet penserait plutôt que c’est ce qu’elle dit qui n’est pas important plutôt qu’elle-même. Le fuyant a également de la difficulté à dire son opinion quand on ne la lui demande pas parce qu’il croit que les autres se sentiront confrontés et le rejetteront.

Croyance « Être compris = Être aimé » : Elles croient qu’être compris, c’est être aimés. Être compris n’a rien à voir avec être aimé. Aimer, c’est accepter l’autre même si on ne le comprend pas. À cause de cette croyance, elles deviennent des personnes évasives quand elles parlent. Elles essaient ainsi de fuir le sujet et craignent d’en aborder un autre.

Croyances de la blessure émotionnelle de l’Abandon

La peur de l’abandon mène à la dépendance.

Croyance « Non = Abandon » : Ce n’est pas parce que la Vie ou des relations, nous disent non, que la Vie ou ces relations nous abandonnent.

Croyance « Solitude = Être abandonné » : La solitude est la plus grande peur du dépendant. C’est pourquoi il s’accroche aux autres et fait tout pour obtenir de l’attention.

Croyance « Avoir de l’attention = Ne pas être abandonné » 
Mise en place de stratégies pour capter de l’attention :

  1. Victimisation
    Être abandonné est plus difficile à vivre pour lui que les divers problèmes qu’il s’attire. Plus une personne agit en victime, plus sa blessure d’abandon devient importante.

    Le dépendant demande donc souvent des conseils parce qu’il ne se croit pas capable d’y arriver seul. Il fera par la suite ce qu’il veut, puisque ce qu’il recherchait n’était pas nécessairement de l’aide mais plutôt de l’attention.
  2. Sauveur
    Une victime aime très souvent jouer le rôle de sauveur. Lorsque le dépendant fait beaucoup de choses pour une autre personne, il désire surtout se faire complimenter, se sentir important. Il se met sur le dos des responsabilités qui ne lui appartiennent pas.

Croyance « Quitter un lieu, une personne = Abandonné » : Ce genre de personne a de la difficulté à quitter un endroit ou à laisser une situation. Même si le lieu où elle va peut sembler agréable.

Croyance « Désiré = Avoir de l’Attention » : Lorsque la personne dépendante se sent désirée par l’autre, elle se croit ainsi plus importante.

Croyances de la blessure émotionnelle de l’Humiliation

La peur de l’humiliation mène au sado-masochisme. Par peur de revivre l’humiliation, la personne préfère, par anticipation, s’humilier soi-même, comme pour expier sa faute. L’enfant qui vit de l’humiliation se créera le masque de Masochiste. Satisfaction et même plaisir à souffrir. La personne avec cette blessure recherche la douleur et l’humiliation la plupart du temps de façon inconsciente.

Croyance « Être une bonne personne = une personne qui expie sa faute » : La personne souffrant d’humiliation est souvent portée à se blâmer pour tout et même à prendre le blâme pour les autres. C’est sa façon d’être une bonne personne. Il se laisse facilement convaincre que c’est sa faute à lui.

Croyance « Performant = Expier sa faute » : Comme le masochiste veut se montrer solide et ne plus être contrôlé, il devient très performant et en prend beaucoup sur son dos. Le masochiste a le don de se placer dans des situations où il doit prendre soin de quelqu’un d’autre. Chaque fois que le masochiste semble vouloir tout faire pour les autres, il désire, en réalité, se créer des contraintes et des obligations.

Croyance « Être une bonne personne = Sens du devoir : responsable des autres » : Par conséquent, il fait tout pour ne pas blesser les autres. Dès que quelqu’un, surtout ceux qu’il aime, se sent malheureux, il se croit responsable. Le masochiste est celui qui écoute le moins ses besoins bien qu’il soit souvent conscient de ce qu’il veut. Il se fait souffrir en ne les écoutant pas, ce qui contribue à alimenter sa blessure d’humiliation.

Croyance « S’amuser = Culpabilité » : Le sens du devoir est très important pour les personnes masochistes. En effet, il a tellement de difficulté à se faire plaisir que lorsqu’il s’amuse dans une activité ou avec quelqu’un, il s’accuse la plupart du temps de trop en profiter.

Croyances de la blessure émotionnelle de la Trahison

La peur de la trahison mène au contrôle, à une recherche perpétuelle de confiance.

Croyance « Contrôler = Confiance »

« Contrôler le temps » : Avoir le contrôle sur tout pour éviter de souffrir de trahison, en essayant de prévoir l’avenir.

« Contrôler la conversation = Avoir le dernier mot » : Le contrôlant aime avoir le dernier mot, c’est pourquoi il trouve très facilement quelque chose à rajouter à tout… ou presque.

« Contrôler les autres = Confiance en lui » : Le contrôlant croit qu’il doit aider les autres à organiser leur vie. Lorsque le contrôlant s’occupe des problèmes des autres, il a le sentiment qu’ils sont plus faibles que lui. C’est une façon déguisée de montrer sa propre force.

« Contrôler les autres = Être chef » : Il a peur d’arrêter de contrôler, car il croit qu’en le faisant, il ne sera plus chef. Lorsque le contrôlant arrête de contrôler et qu’il s’en tient à diriger, il devient un bien meilleur chef.

« Être vulnérable = Être trahi » : Le contrôlant éprouve de la résistance pour se confier à qui que ce soit, car il craint que ses confidences soient utilisées contre lui un jour. Avoir une réputation d’être une personne fiable, responsable et qui s’occupe bien de ses affaires est ce qui lui importe le plus.

Croyance « Être agressif = S’affirmer, ne pas se laisser marcher sur les pieds = Ne pas être vulnérable »

Croyance « S’engager = perdre le contrôle » et « Se désengager = trahison ». Il croit que ne pas tenir sa parole et se désengager sont synonyme de trahison. Il se croit donc obligé de garder sa parole et s’il prend trop d’engagements, il se sentira emprisonné. Plutôt que d’avoir à se désengager, il aime mieux ne pas s’engager.

Croyances de la blessure émotionnelle de l’Injustice

La peur de l’injustice mène à la rigidité.

Croyance « Ressentir = S’exposer à l’injustice ». La réaction face à l’injustice consiste à se couper de ce qui est ressenti, croyant ainsi s’épargner. Elles se font croire que rien ne les touche. Voilà pourquoi ces personnes semblent être froides et insensibles.

Croyance « Être perfectionniste = Être juste » : Le rigide cherche la justice et la justesse à tout prix. C’est en devenant perfectionniste qu’il essayera d’être toujours juste. Il croit que si ce qu’il fait ou dit est parfait, ce sera nécessairement juste. Le rigide, a souvent un problème de manque de temps, parce qu’il veut trop que tout soit parfait. La motivation du rigide en se créant des obligations est d’atteindre la perfection pour lui-même, selon son idéal de perfection

Croyance « Se tromper = Être injuste » : La peur de se tromper est très forte chez le rigide. Il veut avoir des trucs pour devenir le plus parfait le plus vite possible. Il ne réalise pas, qu’il est injuste envers lui-même, car il s’en demande beaucoup trop.

Croyance « Mériter = Avoir beaucoup travailler » & « Chance = Injuste ». Comme il recherche toujours la justice, il veut s’assurer qu’il est digne de ce qu’il reçoit. Ainsi, la notion de mérite est très importante pour le rigide. Il n’aime pas se faire dire qu’il chanceux, car, pour lui, être chanceux n’est pas juste. Il veut mériter tout ce qui lui arrive.

Croyance « Se détendre = Être injuste par rapport à ceux qui souffrent » : Le rigide se sent coupable pendant que quelqu’un d’autre travaille. Il trouve cela injuste.


Livres de Lise Bourbeau

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