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L'Ego

L’Ego-Mental, diviser pour mieux régner

Un filtre analytique

L’ego-mental est le filtre entre « moi » et le monde.

Le mental adore le concret, le solide, le calcul, les chiffres, les nombres, les cases, la simplicité de la voie numérique 1 ou 0, les comparaisons (c’est-à dire les courses à la performances) … Le mental est froid, il découpe et mets en boîte. Divise, comme le « Diable », catégorise. Le mental fonctionne en boucle, d’où sa puissance créatrice, par la répétition des pensées. Il n’est jamais en contact direct avec la réalité, alimenté par les sens, et le ressenti, il n’est jamais non plus dans le présent, toujours embourbé dans un jugement, vers le passé ou le futur.

Le mental nous est bien utile pour gérer la réalité quotidienne, le pratique.

Structure du mental

« Notre mental est façonné par notre façon de penser, notre éducation, nos préjugés, notre programmation, nos ouvertures, nos blocages et nos peurs. Il a la particularité de ne jamais être dans le moment présent. C’est lui qui nous empêche de percevoir les mondes subtils qui nous entourent. Il détermine notre façon de voir et donc de vivre. Il est en fait le filtre avec lequel nous percevons le monde extérieur. »

Serge Boutboul

Dompter l’ego-mental

« Notre mental doit être maîtrisé. L’individu qui ne maîtrise pas son mental le subit. Cela peut aller de la personne qui a des pensées dispersées jusqu’à la personne qui subit des pensées obsessionnelles. »

Si les émotions sont le flux d’eau chaude, le mental et ses pensées sont le flux d’eau froide. L’objectif est d’atteindre une eau intérieure tiède, ni brûlante, ni glacée. Toujours la voie du milieu.

Dérives de l’ego-mental

Erreur d’identification – Je suis et Je pense

Le mental est une partie de nous. Il n’est pas notre conscience.
La désidentification de nos pensées est vitale pour comprendre ce que nous sommes, par la méditation et l’observation des pensées.
En méditant, on constate qu’une conscience supérieure au mental observe le flux de pensées.

Le mental n’est jamais dans le moment présent

Il suffit d’avoir un problème en tête, lorsque l’on marche, puis au bout d’un moment, « sortir la tête de sa pensée ou sortir la pensée de sa tête » pour reconnecter au moment présent, et de s’en rendre compte à quel point on a marché en pilotage automatique, « dans notre monde intérieur ». Le mental a cette capacité de créer ses propres histoires, loin de la réalité.

Reconnecter au présent demande de sortir de sa tête pour vivre davantage l’expérience de la Vie « en direct » et rééquilibrer l’équation pensée/ressenti. La méditation permet cela, ou encore de porter notre attention sur notre corps physique et nos sens pour revenir dans « l’ici et maintenant ».

Le Jugement, et ces comparaisons

L’activité favorite du mental est de juger, et de colorier en positif ou en négatif tous les sujets qui lui passent sous l’œil. Frontière fine entre le jugement et le constat. Est-ce que juger ne serait pas condamner ?

Plus le mental intervient et plus le monde est fragmenté. Plus le mental propose une solution et plus elle est le problème.

L’ego-mental juge les moments de notre vie : « là c’était bien, ici aussi, là j’ai souffert et c’était horrible ». Or, tout ce qui nous arrive participe à notre évolution.

En lien avec notre ego-reptilien et notre ego-émotionnel, l’ego-mental se déconnecte de la réalité, pour analyser passé, présent et futur :

  • Le passé : avec les culpabilités, les remords, les regrets…
  • Le présent : avec des comparaisons. Il préjuge.
  • Le futur, avec des projections : les appréhensions, les peurs, les anxiétés, les doutes et soucis, les angoisses, la perte de confiance en soi, des attentes, des espoirs, sur des personnes, des événements, il veut modeler la réalité future comme Lui le décide.

L’ego-mental nous coupe de nos émotions

Les gens les plus froids, les plus calculateurs, sont tous très cérébrales, leur pensée et leur analyse court-circuite leur sensibilité et leur vécu émotionnel. Par peur de vulnérabilité, ils ne se laissent plus « toucher » par la Vie, et se réfugient derrière une armure.

Le processus « événement-émotion-analyse » est réduit à « événement-analyse », ne laissant que très peu de temps à l’émotion de circuler, et se retrouve ainsi bloqué, par le refus de ressentir et d’accueillir l’émotion.


Daniel Dufour – Accepter et vivre ses émotions

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