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EYEKU – Poésie Visuelle

À l’origine les haïkus sont des poèmes japonais extrêmement bref, célébrant l’évanescence des choses et les sensations qu’elle suscite. 

Neige qui tombait sur nous deux –
Es-tu la même
Cette année ?

Matsuo Bashõ ( 1644-1695 )

En 2016, j’ai adapté ce format écrit en poésie visuelle sous le nom de « EYEKU », sur les thèmes du bouddhisme (l’impermanence, l’illusion, la nature…)

ANITYA, l’impermanence
MAYA, l’illusion
NATURE
HOMMAGE

ANITYA, l’impermanence

Anitya signifie « impermanence » en sanskrit, littéralement « non-éternité ». Tout est flux, la vie est un flux constant. Anitya est une des trois caractéristiques de l’existence enseigné par Bouddha.

Selon Gautama Bouddha, l’attachement aux choses impermanentes s’avère être la cause de la souffrance, dukkha, car ce qui est impermanent ne peut être satisfaisant.

After Hanabi

Hanabi signifie « Feux d’artifices » en japonais, mais la racine « Hana » signifie « fleur ». After Hanabi est le titre de la chanson utilisé ici, de l’artiste japonais Nujabes, et illustre logiquement le thème de l’impermanence.

Dans la bouddhisme, la fleur est un symbole de l’impermanence – épanouie aujourd’hui, fanée demain.

Mandala de fleurs

Mandala est un terme sanskrit signifiant cercle, et par extension, sphère, environnement, communauté. Les mandalas sont en premier lieu des aires rituelles utilisées pour évoquer des divinités hindoues. Le bouddhisme héritier de ces pratiques utilise également les mandalas pour ses rites et ses pratiques de méditation.

Kolam

En Inde, un kolam est un motif d’inspiration géométrique tracé à même le sol, avec de la poudre de riz et des poudres de couleur, à l’entrée des maisons et commerces en guise de bienvenue et pour porter chance. Tout comme le mandala, le Kolam avec une durée de vie d’une journée fait résonner l’impermanence, l’éternité du flux de la « non-éternité ».

Dhyana

Dhyana signifie en sanskrit méditation ou contemplation. C’est l’état de vigilance que l’on cultive en méditant. Ainsi, l’eau trouble de notre mental devient clair et transparente en laissant reposer nos pensées. Méditer par la vigilance, c’est contempler l’impermanence des pensées qui vont et viennent comme des nuages.

Ruins

La nature finit toujours par reprendre ses droits, telle est la loi.

MAYA, l’illusion

Māyā est un terme sanskrit qui a plusieurs sens dans les religions indiennes. Māyā est le pouvoir de dieu de créer, perpétuant l’illusion de la dualité dans l’univers phénoménal ; elle est aussi la nature illusoire du monde.

Le but de l’éveil spirituel est de le comprendre, plus précisément de faire l’expérience de la fausse dichotomie, du mirage de la Māyā afin de la transcender, de passer son voile et de réaliser que l’Âtman c’est-à-dire le soi et l’univers, le Brahman ne font qu’un.

Tel l’allégorie de la caverne de Platon, une réalité d’ombres est-elle la réalité ?
Ici, l’illusion est illustré par la réflexion de l’eau, troublée au moindre petit mouvement.

NATURE

La nature est belle, et s’exprime magnifiquement par les quatre saisons, tout comme par les quatre éléments : air, terre, eau, feu. Ces eyeku lui sont dédiée :

Merci à l’élément Air.
Merci à l’élément eau.
Merci à l’élément Terre.
Le cycle des saisons comme ordre naturel. Toute la beauté de l’automne dans ses couleurs chaudes.

HOMMAGES

Tous les matins, dans la communauté du Village des pruniers, les moines méditent et chantent en cœur cet hommage à Bouddha.
Merci Sainte-Marie de veiller sur nous.

– Youtube « Playlist Eyeku »

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